Historique

Pourquoi une Compagnie de Zouaves à Malonne??

(tentative d'explication et petite histoire de la compagnie au cours des siècles...)

- MILICES URBAINES -

Les serments d'archers et d'arbalétriers

I. Premières escortes armées.

Les premières escortes militaires, qui figurèrent dans les cérémonies publiques pour en rehausser l'éclat, apparurent au moyen âge, au moment où furent créées ces compagnies spéciales et permanentes d'archers et d'arbalétriers que l'on appelle " serments ".
Partout où ceux-ci existent, dans les villes comme dans les bourgs, ils sont chargés d'une double mission :

  • - la première, d'ordre militaire, consiste à former un corps d'élite destiné à défendre la cité ou à prêter main-forte au comte en cas de besoin ;
  • - la seconde, d'ordre décoratif, consiste à rendre les honneurs dans toutes les circonstances solennelles de la vie communautaire, soit lors d'une cérémonie civile comme la Joyeuse Entrée du Prince, soit lors d'une cérémonie religieuse comme la procession de la dédicace de l'église paroissiale.

L'usage se généralisa dès le XIIIe siècle, tant il paraissait naturel de confier une mission d'honneur et de parade à un organisme qui serait le premier sur la brèche, en cas de nécessité. Du reste, de nos jours encore, et partout dans les villes de garnison, un détachement d'honneur rehausse l'éclat des cérémonies publiques.


 

II. Apparition des armes à feu

Arquebusiers et Mousquetaires

Au milieu du 16ème siècle, les serments changent les arcs, les arbalètes et les flèches contre des arquebuses et des couleuvrines.
Les arquebusiers et couleuvriniers se rencontrent surtout au pays de Liège où le prince évêque n'a ni armée permanente ni mercenaires à sa solde.
Après la bataille de Bouvignes en 1554, les villages de l'entre Sambre et Meuse sont dévastés par les troupe d'Henri II.
Les princes-évêques cherchent alors devant la menace, à organiser d'une manière sérieuse des compagnies d'hommes exercés et aptes à la défense de la principauté. Il en fut ainsi à Dinant, Visé et en ce qui nous concerne plus directement à Fosses.
Dans tous les cas il s'agit d'une association de bourgeois aisés qui se réunissent tous les 15 jours pour s'exercer au maniement des armes à feu. Comme les archers et les arbalétriers de la fin du Moyen-Age, ils reçurent des privilèges du seigneur ou du magistrat communal et furent obligés d'escorter les cérémonies civiles et religieuses.
" Ils marchaient précédés de leur bannière et armés d'arquebuses dont ils faisaient alternativement de fréquentes décharges… "

Compagnies bourgeoises

Dans les villes et bourgs médiévaux, tous les bourgeois étaient tenus de posséder des armes pour défendre au besoin la cité. Charles-Quint va organiser ces milices bourgeoises en compagnies commandées par un capitaine assermenté.
Chacune avait son patron, sa bannière, ses officiers, son fifre, son tambourin.
Elles aussi rendent les honneurs dans les cérémonies et les cortèges.
Les dernières mentions de devoirs militaires des compagnies datent de la fin du XVIème siècle.
Les compagnies bourgeoises forment donc avec les serments ce qu'on appelle les milices urbaines.


 

MILICES RURALES

A côté des Bourgs fortifiés, dans les villages dépourvus de murailles et de milices privilégiées, le service militaire est imposé aux roturiers. C'est l'origine des milices communales.

Sous l'impulsion d'Erard de la Marck, (1505-1538), suivi de Gérard de Groesbeck (1564-1580) et enfin de Ferdinand de Bavière, la principauté de Liège se trouve munie d'une milice nationale organisée (édit de Groesbeck le 12 avril 1632 promulgué par F de Bavière), regroupant les restes des contingents féodaux, les milices urbaines et les nouvelles milices rurales.
C'est ainsi que les milices malonnoises escorteront à Fosses les abbés SCLUSMAN en 1603 et FALIZE en septembre 1681 lorsque celui-ci alla présider aux cérémonies de la procession de saint Feuillen.
On retrouve encore la milice de Malonne à Fosses en 1686 et en 1770.
Le 16ème siècle est l'âge classique des escortes armées. Leur rôle était une escorte d'honneur destinée à accompagner la procession, dans une tenue correcte et une attitude digne mais et on y insiste, " en tirant dans les décharges " avec un réel souci d'ensemble.

La mission de " protection " de ces escortes armées dut être tout à fait exceptionnelle, d'ailleurs en temps d'insécurité, les clergés n'avaient garde d'exposer les reliques ! … et jusqu'à présent aucun fait d'armes quelconque qui se serait produit lors d'une procession n'est encore parvenu aux yeux ou oreilles des historiens.
C'est donc vers le milieu du 16ème siècle que l'on passe du service utile au " sport " des armes. C'est aussi l'époque où dans les campagnes apparaît la coutume d'escorter les processions et de rendre les honneurs aux seigneurs en visite ou de passage.
Le désir en devint si vif que l'événement civil ou religieux n'était plus qu'un prétexte pour les habitants se mettre en armes.
L'amusement qui accompagnait ou qui suivait l'événement en devint le principal attrait.


 

Les Associations de Jeunesse

Si tout cela est attrayant comme origines de nos marches, il ne faut pas oublier " les Associations de Jeunesse ".
" Sans recevoir d'institution canonique comme les confréries religieuses ni de lettres de privilèges de la magistrature locale ou du seigneur comme les serments ou les milices, la jeunesse formait dans nos communes une véritable association qui avait ses règles traditionnelles, des droits spéciaux, des obligations auxquelles nul ne pouvait moralement se soustraire " .
L'histoire de ces associations est encore moins bien connue que celle des milices rurales mais leur origine remonte plus haut qu'on ne serait tenté de le croire. Un " prince de la jeunesse " est déjà cité en 1454 à Mons.
Les renseignements les plus explicites nous viennent de Binche pour les 16 et 17èmes siècles :

  • La Jeunesse formait un groupe qu'accompagnaient des tambourineurs et que conduisaient des sergents.
  • La Jeunesse avait son capitaine et son " alfer " (porte-drapeau)
  • La jeunesse avait comme rôle spécial de rehausser l'éclat de la procession de la kermesse. Elle donnait son concours à d'autres cérémonies comme " conduire les reliques de saint Frédéric à l'église de Bonne-Espérance en 1616 etc…

 

Dès le 16ème siècle et peut-être même dès le 15ème siècle, suivant les endroits, la Jeunesse s'est constituée en une sorte de corporation encouragée par l'autorité communale et dont le rôle social fut de contribuer à l'organisation des solennités publiques, religieuses ou autres.
Au 17ème siècle, malgré de nombreuses années d'insécurité, dès que le danger est écarté, la vie normale reprend son cours et les cortèges processionnels sortent. Mais la discipline se relâche et petit à petit on constate plus de fantaisie dans le choix des déguisements cavaliers, hussards, grenadiers et dragons et même une compagnie d'hommes sauvages à Fosses en 1751.
Les serments ont été supprimés ou dissouts d'eux-mêmes, l'esprit des escortes traditionnelles s'est profondément altéré : la procession devient prétexte à l'amusement et l'on franchit allègrement les limites de la bienséance.
Les autorités réagissent et les interdictions se succèdent. C'est ainsi que beaucoup de coutumes vont disparaître pour toujours.
Quelques-unes survivront parfois après une longue éclipse mais nos marches ne s'éteindront jamais tout à fait malgré de graves difficultés.
Les compagnies de Jeunesse, non crées par acte de l'autorité civile, résistèrent mieux à la crise générale et conservent une liberté d'allure d'autant plus grande que l'on se reposait sur elles pour tout ce qui concernait l'organisation des fêtes locales.




D'une façon imagée, on peut se représenter les choses de la manière suivante :
un tronc constitué par l'organisation militaire à la fin du Moyen-Age et aux Temps Modernes.
Trois branches principales s'en détachent :

    • Les serments
    • Les compagnies bourgeoises
    • Les milices rurales



  • Et une quatrième branche disons " sauvageonne " :Les compagnies de la Jeunesse.

 

Au cours du 18ème siècle, les trois premières se dessèchent et meurent. La quatrième conserve assez de vigueur pour renaître vigoureusement au 19ème siècle dans une région dont l'Entre Sambre et Meuse est le centre.
Deux éléments sont essentiels :

* La parade d'une troupe ordonnée et costumée sur le modèle des troupes militaires avec une fantaisie qu'aucun règlement ne circonscrit sauf au sein d'une même "guilite" : pas de grenadier au milieu des sapeurs et vice versa.

* La décharge : tirer est manière de saluer, de manifester sa joie et de rendre les honneurs.

Depuis l'incorporation de la Belgique à la France en 1795, jusqu'en 1802, les marches sont interdites. On les tolère dans le département de l'Entre Sambre et Meuse entre 1802 et 1805.

 La vogue des souvenirs de l'époque napoléonienne témoigne à sa manière de ce que la renaissance des marches se situe aux environs de 1815 : aigle impérial, drapeaux d'Iéna, de Wagram, airs des fifres et roulements des tambours

A Fosses, le 29 septembre 1816, trois compagnies peu nombreuses participent à la procession de saint Feuillen : Fosses, Vitrival et MALONNE.

Interdiction de nouveau pendant la période hollandaise (29 mai 1819).

Après la révolution Belge de 1830, la Jeunesse relève à nouveau l'étendard des Marches militaires dans l'Entre Sambre et Meuse mais toujours avec autorisation des autorités provinciales.

C'est en 1851 à Fosses, que la Commune alloue une indemnité à la Jeunesse.
On voit dès lors tous les sept ans, sauf pendant les guerres mondiales, sortir régulièrement les marcheurs de Fosses et de ses environs.
C'est ainsi que nous y retrouvons MALONNE sans interruption de 1886 à 1907. (1886-1893-1900-1907)
Une médaille datant de 1855 témoigne de l'attachement des malonnois à la marche septennale de la saint Feuillen .

***************

Malonne avait et revendique toujours l'honneur de fermer la procession à Fosses et de tirer la dernière salve de la journée.!

Pourquoi de tels privilèges ? Deux, voire trois explications sont possibles sans pour autant que nous puissions dater ces prérogatives.

  • L'explication légendaire : quelques jours avant la saint Feuillen, des pluies abondantes s'abattent sur Fosses et la région.les marcheurs de Malonne auraient permis aux porteurs de la châsse de st Feuillen de passer un bourbier à pieds secs en mettant leurs vestes par terre comme un tapis.

    "...Le chemin qu'emprunte le cortège extra muros est détrempé et fangeux, et les claies que l'on place d'habitude aux endroits marécageux baignent dans une boue liquide, maculant les marcheurs de la tête aux pieds. Un des officiers de Malonne commande la halte de la compagnie et s'exclame : " Serait-il convenable que les Saintes Reliques et le Saint Sa-crement soient obligés de passer dans une telle fange ? " La réponse fuse : " Non ! " Et comme un seul homme, les Zouaves enlèvent leur veste et l'étalent sur le cloaque en un large tapis digne du passage du cortège religieux."
    Dans le "messager de Fosses" du 7.10.1900, n°40", l'explication est un peu différente. Ici, c'est le porte-drapeau malonnois qui aurait placé son étendard pour permettre aux évê-ques portant, ou accompagnant le Saint Sacrement, de passer à pied sec.
    Il est aussi à préciser que ce fait se serait produit vers l'an 1600. Troublante coïncidence, le 10 août 1603, c'est l'abbé de Malonne qui officie à la Saint Feuillen. Les Zouaves n'existaient alors pas encore, mais une escorte armée accompagnait l'abbé.

  • L'explication " police " : l'abbé de Malonne avait l'habitude de se faire escorter par sa milice malonnoise pour assurer sa protection et de ce fait les marcheurs de Malonne se retrouvaient toujours autour des reliques en fin de procession, ce qui devint une coutume.

Si les Malonnois sont bien intransigeants à Fosses, c'est sur cette tradition de la " dernière salve " .

Ainsi, le 26 septembre 1896, après avoir comme d'habitude effectué une dernière décharge, la compagnie, fatiguée, regagne péniblement Malonne. Arrivés à Sart-Saint-Laurent, à cinq kilomètres environ de Fosses, les malonnois entendent soudain le bruit d'un feu de peloton éclatant dans le lointain. Stupéfaite, blessée par tant d'insolence à l'égard du vieux privilège, les hommes exténués, les chevaux fourbus, les cantinières dormant debout, dé-cident de faire demi-tour ! Tambour battant, clairon sonnant, en bon ordre, tête haute et fusil à l'épaule, la compagnie de Malonne entre dans la ville et défile impeccablement sous les ovations chaleureuses. Dans un fracas épouvantable (il paraît que la charge était doublée), ils exécutent la dernière salve, clouant le bec aux impertinents. Devant tant de courage, l'abbé Constant Cartiaux, alerté par le bruit et le remue-ménage, vient féliciter les "opiniâtres soldats" et leur offre maintes et maintes rasades jusqu'au petit matin.

En 1900 et 1907, deux compagnies de Malonne étaient présentes à Fosses : la compagnie traditionnelle des Zouaves (dans son habit du 2ème régiment bleu et rouge) avec son groupe de sapeurs et précédée du drapeau de la Jeunesse à l'effigie de saint Berthuin et la compagnie des Zouaves du Piroy dans son costume bleu ciel et suivant le drapeau de sainte Philomène.

À la Saint Feuillen de 1949, la compagnie malonnoise est absente du cortège processionnel, de sorte que, vu cette carence, l'antique coutume ne peut être respectée. Que nenni ! Un vétéran de Malonne marche avec la compagnie de Sart-Saint-Laurent. Lorsque l'ultime décharge résonne, tirée par les " Ûlaus ", le bourgmestre de Fosses et les officiers de l'état-major de la marche voient avec grand étonnement un soldat s'approcher d'eux. Louis Dumont s'exclame : " Je suis de Malonne et je revendique l'honneur de tirer le tout dernier coup de feu ! "
Il s'exécute immédiatement et, entouré d'officiers, il se présente sur le parvis de la collé-giale et, face au portail, présente son arme. Après avoir chargé avec une dignité presque religieuse, il se met au garde-à-vous, épaule son fusil et presse la détente… L'honneur est sauf.

Ce même vétéran, accompagné de quelques dévoués, se présente en 1956. trop peu nombreux que pour former une troupe, ils trouvent place dans la compagnie de Sart-Saint-Laurent. De ce groupe, seuls actuellement quatre sont connus : Louis Dumont, Georges Dufaux, Alphonse Lefèvre et Ernest Filée (de Buzet). Vers onze heures et demie du soir, Ernest Filée et Alphonse Lefèvre, représentant Malonne, entendent une décharge en direction de la place du Chapitre. Le bonne humeur de nos gaillards baisse brusquement. Et la tradition rappelée en 1949 ! Qu'en fait-on ?!
L'esprit mécontent et revanchard, nos deux Zouaves recherchent directement l'état-major de la marche, afin que celui-ci intervienne officiellement dans la manifestation de réparation qu'ils veulent absolument exécuter. Hélas, l'heure tardive…
Déçus et malheureux, ils errent dans la ville quand soudain, ils rencontrent Constantin Burton, lieutenant des tromblons de fosses. Après avoir expliqué les faits, ils partent tous les trois vers la collégiale.
Arrivés sur le porche, Louis Dumont les attendait (mais oui !), et juste quelques minutes avant minuit, la dernière salve ébranle la sérénité de la nuit. Quand l'horloge du carillon a égrené ses douze coups… l'honneur de Malonne etait intact pour la troisième fois ! .


 Autre anecdote pour les marcheurs de Malonne

Le dimanche suivant la saint Feuillen, les marcheurs se réunissaient à nouveau. Ils étaient les invités des Frères des Ecoles chrétiennes, successeurs des abbés de Malonne ; ceux-ci leur offraient la traditionnelle collation. Après quoi, les marcheurs tiraient des salves devant les habitations des édiles et des notables de Malonne : leur compagnie était précédée des sapeurs et Major en tête se présentait en bon ordre devant les murs de l'ancienne abbaye, afin d'y pénétrer " de force ", toutes les portes étant " fermées ". la compagnie démolissait une porte postiche et pénétrait dans l'enceinte où ils étaient reçus par les Frères.

En 1940, le clergé qui s'était abstenu depuis 1909, plutôt que de combattre une coutume aussi profondément enracinée, estime préférable de sublimer le cortège en ajoutant aux fastes de l'escorte folklorique la pompe que l'Église déploie lors des grandes fêtes ce qui eut pour résultat d'imposer aux Marcheurs une attitude plus conforme au caractère sérieux de la cérémonie.
Mais si les serments et les compagnies bourgeoises avaient de rutilants costumes, il n'en était pas de même pour les milices rurales.
Les uniformes sont loués à Givet dans les restes de l'armée napoléonienne.

***************

Etymologie du nom "Zouave" :

"Rappelons d'abord que le mot zouave vient de l'arabo-berbère Zwâwa, du nom d'une tribu kabyle installée au début du XIXe siècle dans l'est algérien ; que de cette tribu, les Turcs, par l'intermédiaire d'un représentant à Alger, ont commencé à recruter des soldats pour leur armée vers 1820, leur donnant le nom de Zwawés. (Que les Turcs aient eu divers rapports avec les Algérois à partir de 1518 avec le protectorat de Khayr al-Din, dit Barberousse - mort à Istanbul en 1546 - n'est pas sans être connu de nos lecteurs)

Lorsque la France prit Alger, en 1830, ce représentant - dont l'histoire n'a pas retenu le nom - a tout de suite offert ses services à ses nouveaux maîtres.

Louis de Ghaisnes, comte de Bourmont (né et mort à Freigné, Maine-et-Loire, 1773 - 1846) qui était à ce moment-là Ministre de la Guerre et commandant de l'armée d'occupation, qui lui avait été du côté des Vendéens puis de Napoléon, puis de Louis XVIII (avant de refuser d'obéir à Louis-Philippe, offrit ses services aux Portugais) comprit vite le parti qu'il pourrait tirer de cet individu.

En quelques mois, il leva une armée de 2 000 zouaves qui allaient former le premier embryon des troupes indigènes de l'armée française.

Encadré par des Français, ces premiers zouaves s'étant comportés courageusement sur la ligne de feu, on en fit deux bataillons d'où allaient sortir, plus tard, les tirailleurs algériens, deux escadrons à cheval, ancêtres des chasseurs d'Afrique, des spahis, etc. et puis finalement un régiment où étaient mêlés côte à côte des Français et des autochtones.

Après la formation des tirailleurs indigènes (1837-1841), les zouaves devinrent un corps exclusivement français.

Jusqu'à leur dissolution en 1962, les régiments des zouaves français s'illustrèrent pendant toutes les campagnes du second Empire (en particulier en Crimée [zouaves de l'Alma]) puis au cours des deux guerres mondiales, en Indochine, en Algérie, etc.

Ce qui les a rendu célèbres, cependant, n'est pas leurs faits d'armes (malgré qu'ils aient été nombreux et souvent exceptionnels, les zouaves étant connus pour leur ténacité et leur bravoure), mais leur costume dessiné à partir de celui des Zwâwas mais aux couleurs de la France : bleu, blanc et rouge."

(extrait du site de l'UdeNap - 2005)

Après la Campagne d'Italie, à Solferino, les uniformes sont peu à peu apparus dans les défilés et si Malonne a choisi l'uniforme des Zouaves, c'est parce qu'un Zouave est venu mourir à Malonne : un vrai !
lors de la déroute de l'armée française après la bataille de Sedan, durant la guerre Franco-Prussienne de 1870… Depuis, c'est avec plaisir, et surtout honneur, que les Malonnois portent le costume du deuxième régiment de ce corps d'élite que furent les Zouaves !