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 Autre anecdote pour les marcheurs de Malonne

Le dimanche suivant la saint Feuillen, les marcheurs se réunissaient à nouveau. Ils étaient les invités des Frères des Ecoles chrétiennes, successeurs des abbés de Malonne ; ceux-ci leur offraient la traditionnelle collation. Après quoi, les marcheurs tiraient des salves devant les habitations des édiles et des notables de Malonne : leur compagnie était précédée des sapeurs et Major en tête se présentait en bon ordre devant les murs de l'ancienne abbaye, afin d'y pénétrer " de force ", toutes les portes étant " fermées ". la compagnie démolissait une porte postiche et pénétrait dans l'enceinte où ils étaient reçus par les Frères.

En 1940, le clergé qui s'était abstenu depuis 1909, plutôt que de combattre une coutume aussi profondément enracinée, estime préférable de sublimer le cortège en ajoutant aux fastes de l'escorte folklorique la pompe que l'Église déploie lors des grandes fêtes ce qui eut pour résultat d'imposer aux Marcheurs une attitude plus conforme au caractère sérieux de la cérémonie.
Mais si les serments et les compagnies bourgeoises avaient de rutilants costumes, il n'en était pas de même pour les milices rurales.
Les uniformes sont loués à Givet dans les restes de l'armée napoléonienne.

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Etymologie du nom "Zouave" :

"Rappelons d'abord que le mot zouave vient de l'arabo-berbère Zwâwa, du nom d'une tribu kabyle installée au début du XIXe siècle dans l'est algérien ; que de cette tribu, les Turcs, par l'intermédiaire d'un représentant à Alger, ont commencé à recruter des soldats pour leur armée vers 1820, leur donnant le nom de Zwawés. (Que les Turcs aient eu divers rapports avec les Algérois à partir de 1518 avec le protectorat de Khayr al-Din, dit Barberousse - mort à Istanbul en 1546 - n'est pas sans être connu de nos lecteurs)

Lorsque la France prit Alger, en 1830, ce représentant - dont l'histoire n'a pas retenu le nom - a tout de suite offert ses services à ses nouveaux maîtres.

Louis de Ghaisnes, comte de Bourmont (né et mort à Freigné, Maine-et-Loire, 1773 - 1846) qui était à ce moment-là Ministre de la Guerre et commandant de l'armée d'occupation, qui lui avait été du côté des Vendéens puis de Napoléon, puis de Louis XVIII (avant de refuser d'obéir à Louis-Philippe, offrit ses services aux Portugais) comprit vite le parti qu'il pourrait tirer de cet individu.

En quelques mois, il leva une armée de 2 000 zouaves qui allaient former le premier embryon des troupes indigènes de l'armée française.

Encadré par des Français, ces premiers zouaves s'étant comportés courageusement sur la ligne de feu, on en fit deux bataillons d'où allaient sortir, plus tard, les tirailleurs algériens, deux escadrons à cheval, ancêtres des chasseurs d'Afrique, des spahis, etc. et puis finalement un régiment où étaient mêlés côte à côte des Français et des autochtones.

Après la formation des tirailleurs indigènes (1837-1841), les zouaves devinrent un corps exclusivement français.

Jusqu'à leur dissolution en 1962, les régiments des zouaves français s'illustrèrent pendant toutes les campagnes du second Empire (en particulier en Crimée [zouaves de l'Alma]) puis au cours des deux guerres mondiales, en Indochine, en Algérie, etc.

Ce qui les a rendu célèbres, cependant, n'est pas leurs faits d'armes (malgré qu'ils aient été nombreux et souvent exceptionnels, les zouaves étant connus pour leur ténacité et leur bravoure), mais leur costume dessiné à partir de celui des Zwâwas mais aux couleurs de la France : bleu, blanc et rouge."

(extrait du site de l'UdeNap - 2005)