Historique - page 5



D'une façon imagée, on peut se représenter les choses de la manière suivante :
un tronc constitué par l'organisation militaire à la fin du Moyen-Age et aux Temps Modernes.
Trois branches principales s'en détachent :

    • Les serments
    • Les compagnies bourgeoises
    • Les milices rurales



  • Et une quatrième branche disons " sauvageonne " :Les compagnies de la Jeunesse.

 

Au cours du 18ème siècle, les trois premières se dessèchent et meurent. La quatrième conserve assez de vigueur pour renaître vigoureusement au 19ème siècle dans une région dont l'Entre Sambre et Meuse est le centre.
Deux éléments sont essentiels :

* La parade d'une troupe ordonnée et costumée sur le modèle des troupes militaires avec une fantaisie qu'aucun règlement ne circonscrit sauf au sein d'une même "guilite" : pas de grenadier au milieu des sapeurs et vice versa.

* La décharge : tirer est manière de saluer, de manifester sa joie et de rendre les honneurs.

Depuis l'incorporation de la Belgique à la France en 1795, jusqu'en 1802, les marches sont interdites. On les tolère dans le département de l'Entre Sambre et Meuse entre 1802 et 1805.

 La vogue des souvenirs de l'époque napoléonienne témoigne à sa manière de ce que la renaissance des marches se situe aux environs de 1815 : aigle impérial, drapeaux d'Iéna, de Wagram, airs des fifres et roulements des tambours

A Fosses, le 29 septembre 1816, trois compagnies peu nombreuses participent à la procession de saint Feuillen : Fosses, Vitrival et MALONNE.

Interdiction de nouveau pendant la période hollandaise (29 mai 1819).

Après la révolution Belge de 1830, la Jeunesse relève à nouveau l'étendard des Marches militaires dans l'Entre Sambre et Meuse mais toujours avec autorisation des autorités provinciales.

C'est en 1851 à Fosses, que la Commune alloue une indemnité à la Jeunesse.
On voit dès lors tous les sept ans, sauf pendant les guerres mondiales, sortir régulièrement les marcheurs de Fosses et de ses environs.
C'est ainsi que nous y retrouvons MALONNE sans interruption de 1886 à 1907. (1886-1893-1900-1907)
Une médaille datant de 1855 témoigne de l'attachement des malonnois à la marche septennale de la saint Feuillen .

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