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MILICES RURALES

A côté des Bourgs fortifiés, dans les villages dépourvus de murailles et de milices privilégiées, le service militaire est imposé aux roturiers. C'est l'origine des milices communales.

Sous l'impulsion d'Erard de la Marck, (1505-1538), suivi de Gérard de Groesbeck (1564-1580) et enfin de Ferdinand de Bavière, la principauté de Liège se trouve munie d'une milice nationale organisée (édit de Groesbeck le 12 avril 1632 promulgué par F de Bavière), regroupant les restes des contingents féodaux, les milices urbaines et les nouvelles milices rurales.
C'est ainsi que les milices malonnoises escorteront à Fosses les abbés SCLUSMAN en 1603 et FALIZE en septembre 1681 lorsque celui-ci alla présider aux cérémonies de la procession de saint Feuillen.
On retrouve encore la milice de Malonne à Fosses en 1686 et en 1770.
Le 16ème siècle est l'âge classique des escortes armées. Leur rôle était une escorte d'honneur destinée à accompagner la procession, dans une tenue correcte et une attitude digne mais et on y insiste, " en tirant dans les décharges " avec un réel souci d'ensemble.

La mission de " protection " de ces escortes armées dut être tout à fait exceptionnelle, d'ailleurs en temps d'insécurité, les clergés n'avaient garde d'exposer les reliques ! … et jusqu'à présent aucun fait d'armes quelconque qui se serait produit lors d'une procession n'est encore parvenu aux yeux ou oreilles des historiens.
C'est donc vers le milieu du 16ème siècle que l'on passe du service utile au " sport " des armes. C'est aussi l'époque où dans les campagnes apparaît la coutume d'escorter les processions et de rendre les honneurs aux seigneurs en visite ou de passage.
Le désir en devint si vif que l'événement civil ou religieux n'était plus qu'un prétexte pour les habitants se mettre en armes.
L'amusement qui accompagnait ou qui suivait l'événement en devint le principal attrait.