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II. Apparition des armes à feu

Arquebusiers et Mousquetaires

Au milieu du 16ème siècle, les serments changent les arcs, les arbalètes et les flèches contre des arquebuses et des couleuvrines.
Les arquebusiers et couleuvriniers se rencontrent surtout au pays de Liège où le prince évêque n'a ni armée permanente ni mercenaires à sa solde.
Après la bataille de Bouvignes en 1554, les villages de l'entre Sambre et Meuse sont dévastés par les troupe d'Henri II.
Les princes-évêques cherchent alors devant la menace, à organiser d'une manière sérieuse des compagnies d'hommes exercés et aptes à la défense de la principauté. Il en fut ainsi à Dinant, Visé et en ce qui nous concerne plus directement à Fosses.
Dans tous les cas il s'agit d'une association de bourgeois aisés qui se réunissent tous les 15 jours pour s'exercer au maniement des armes à feu. Comme les archers et les arbalétriers de la fin du Moyen-Age, ils reçurent des privilèges du seigneur ou du magistrat communal et furent obligés d'escorter les cérémonies civiles et religieuses.
" Ils marchaient précédés de leur bannière et armés d'arquebuses dont ils faisaient alternativement de fréquentes décharges… "

Compagnies bourgeoises

Dans les villes et bourgs médiévaux, tous les bourgeois étaient tenus de posséder des armes pour défendre au besoin la cité. Charles-Quint va organiser ces milices bourgeoises en compagnies commandées par un capitaine assermenté.
Chacune avait son patron, sa bannière, ses officiers, son fifre, son tambourin.
Elles aussi rendent les honneurs dans les cérémonies et les cortèges.
Les dernières mentions de devoirs militaires des compagnies datent de la fin du XVIème siècle.
Les compagnies bourgeoises forment donc avec les serments ce qu'on appelle les milices urbaines.